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Affichage des articles associés au libellé conte

Du sens de l’expression: quand les poules auront des dents.

Du sens de l’expression: quand les poules auront des dents . En ce temps là les escargots n’avaient pas de cornes, les kangourous n’avent pas de poches, les girafes n’avaient pas de taches, les agents n’avaient pas de képis (qu’ils ont d’ailleurs récemment perdus, mais c’est une autre histoire) mais les poules avaient des dents, de très grandes dents d’ailleurs, des dents en or, en argent, et même parfois en diamant. Cependant, comme les échanges économiques étaient très réduits, ni l’or, ni l’argent, ni les diamants n’étaient recherchés, ce qui fait que les poules vivaient très heureuses et qu’on leur laissait la paix. Bien des siècles ont passé et même des millénaires, les escargots maintenant ont des cornes, les kangourous ont des poches, les agents ont eu des képis, mais les poules n’ont plus de dents. Par contre elles pondent des œufs qui sont très recherchés, elles ont perdu leur tranquillité et vivent dans des poulaillers, ce qui n’est pas touj...

Biblique

Biblique Quand Moïse suivi de tous ses zébreux arriva en vue de la terre de Canaan, il jeta un regard sue la plaine qui s’étendait à ses pieds puis se retournant vers son peuple il s’écria : « voici la terre de miel, de jasmin, de cannelle, de gingembre, de poivre, de paprika, de piment, de muscade, de thym et de laurier, de lavande et de romarin, de trèfle et de luzerne, d’anis vert et étoilé, de basilic, de carvi, de cerfeuil, de ciboule et de ciboulette, de cumin et de cynorrhodon, d’échalote et de pistache, de mauve et d’estragon, de girofle et de menthe, de panais et de persil, de rhubarbe et de sauge, de sarriette et de safran, de vanille et de pimprenelle que je vous avais promise ». Puis Moïse éternua trois fois, on lui fit une bonne infusion et comme il était très fatigué il finit par s’endormir rapidement.

LA TRES VERIDIQUE HISTOIRE DU MARCHAND DE TAPIRS

La très véridique histoire du marchand de tapirs. Fable morale « Tapirs, tapirs !il est beau, il est frais mon tapir ! Allons-y les ménagers, allons-y les ménagères ! Tapirs à vendre ! Il est beau mon tapir ! » Qui ne se souvient d’avoir, dans son enfance, entendu le cri caractéristique du marchand de tapirs ? Mais, hélas, les temps ont changé,les traditions se perdent et par les rues encombrées de nos villes ne retentit plus le cri du marchand de tapirs. La roue tourne comme on dit et ce sont les meilleurs qui s’en vont. Celui-ci justement n’avait pas voulu partir, et par les rues de la ville, il se faufilait difficilement, suivi de sa cohorte de tapirs, sous le ciel gris. Mais nul ne l’arrêtait, nul ne se penchait à sa fenêtre pour inviter l’homme et ses tapirs à monter. La vie moderne, l’automatisation, l’électronique, les médias, tout faisait que l’on n’avait plus besoin de tapirs chez soi. Il est f...

La barbe bleue

La Barbe Bleue Il était une fois une jeune fille qui vivait avec sa mère, ses sœurs et ses frères dans un petit trois-pièces à flanc de colline, entre Charonne et Ménilmontant. Elle n’avait pas connu son père. Elle était la plus âgée des enfants, bien qu’elle n’ait guère passé les dix-huit ans. Elle était aussi la plus belle, c’est pourquoi ses frères, ses sœurs et tous ses amis l’avaient nommé : Belle. La vie était dure, sa mère faisait des ménages, Belle poursuivait des études et travaillait le soir dans un supermarché de la rue de Bagnolet. C’était aussi le sort de ses sœurs. Ses trois frères, de vrais garnements, ne faisaient pas grand-chose de bon. « C’est ainsi », comme disait la vieille tante Fatima qui était la gardienne de la coutume et que personne ne devait contrarier. Le jour de ses dix-huit ans, la vieille tante l’appela et lui dit qu’elle était maintenant une femme et qu’on devait lui trouver un mari. Belle ne dit rien, qu...

LE PETIT CHAPERON ROUGE, version non homologuée

Le petit Chaperon Rouge Version non homologuée Il était une fois une jeune fille, la plus aimable, la plus douce qu’on eût pu imaginer. Fraîche comme une rose et sensible comme l’amour, elle était tourmentée de dix-huit ans. Toujours vêtue de rouge, manteau rouge, bottes rouges, écharpe rouge, bonnet rouge, on l’appelait Le Petit Chaperon Rouge. Elle habitait avec sa mère, rue du docteur Bettelheim, dans un quartier tranquille du vingtième arrondissement qu’on nommait « la Campagne à Paris ». Un jour sa mère lui dit : « Petit Chaperon Rouge , ta grand-mère est malade, va lui porter de ma part une galette, un petit pot de beurre et le catalogue de La Redoute. Mais surtout ne t’arrête pas en chemin, prends le bus 96. Je ne voudrais pas qu’il t’arrive malheur, le Loup rôde rue de Ménilmontant. Il s’attaque aux fillettes qui s’arrêtent en chemin et n’écoutent pas leurs parents. Quant à moi, je suis déjà en retard, j’ai rendez-vous chez mon psy et cela n’att...

Trois petits cochons

Trois petits cochons Il était une fois trois petits cochons ; il y avait aussi un grand méchant loup du nom de Lucifer ( du latin lux-lucis ; la lumière), drôle de nom pour un loup , aussi l’appelait-on Loucifer ou Loup si fier. Le premier petit cochon habitait la savane à l’est du grand rift africain, c’était d’ailleurs une cochonne, on la nommait Lucie. Lucie s’était construit une maison de feuillage. Elle était chez elle lorsqu’on frappa à la porte. C’était le loup ! -« Ouh !Ouh ! Petit cochon, laisse-moi entrer dans ta maison ! ».-«  Je ne veux pas ! »-« Alors, je vais souffler, souffler si fort que ta maison va s’envoler ! ». Et le loup souffla, souffla si fort que la maison s’envola. Alors, Lucifer se jeta sur Lucie et Lucie le laissa faire, et le loup mangea le petit cochon. Le deuxième petit cochon habitait une maison en bois, au creux d’une clairière dans la grande for...
UN GENIE C’était un vilain petit matin gris. Un de ces matins, où, la porte de chez soi franchie, on regrette déjà son lit. Et pourtant, il fallait y aller, comme on dit. Les rues de la ville étaient comme moi embrumées, un petit vent frisquet piquait non nez ; Je pris le métro. Dans le wagon qui sentait la chambrée, l’eau de toilette bon marché, serré contre moi par la pression de la foule, un employé des pompes funèbres me soufflait au visage les remugles de son petit déjeuner. Enfin j’arrivai. La rue d’A…était déserte, exposée au vent d’ouest, ça pinçait. Je pressai le pas. Le hall du lycée était désert aussi. Huit heures et quart, les cours avaient commencé. Dans la salle des professeurs l’odeur me surprit, un mélange détonnant de parfums d’eau de javel, d’alcool à brûler et de tabac froid. Sur la table, offerts à l’imagination fertile des enseignants, les recueils des bulletins scolaires espéraient leurs dédicaces. C’était pour cela que j’étais venu tôt, j’...

Cendrillon 2006

Cendrillon 2006 Il y avait une jeune fille très belle et très malheureuse ; elle habitait avec ce que l’on nomme aujourd’hui une famille recomposée : son père, sa belle-mère et leurs trois filles, dans un loft du onzième arrondissement de Paris. La belle-mère était une femme méchante et n’avait d’égards que pour ses trois filles qu’elle adorait , cajolait et protégeait avec excès; Cendrillon- car tel était son nom ou plutôt le surnom qu’on lui donnait- son vrai nom je l’ignore encore- Cendrillon était maltraitée. Pendant que ses trois soeurs jouaient avec leurs consoles Nitendo, partaient faire des emplettes dans les magasins de prêt à porter ou sortaient en boîte, Cendrillon devait s’occuper des tâches ménagères, préparer les repas, faire les courses, passer l’aspirateur, laver et repasser, et ce n’était jamais suffisant, et ses sœurs impitoyables et capricieuses n’étaient jamais satisfaites. Cendrillon ne disait rien, depuis longtemps elle avait compris que p...